À travers son étude Les vies de Paul, le collectif Cause Majeur ! propose une démonstration inédite et chiffrée des conséquences sociales et économiques de l'arrêt ou de la poursuite de l'accompagnement des jeunes issu·e·s de la protection de l'enfance à leur majorité. L'étude modélise trois trajectoire possibles pour un même jeune. Paul est un …
À travers son étude Les vies de Paul, le collectif Cause Majeur ! propose une démonstration inédite et chiffrée des conséquences sociales et économiques de l’arrêt ou de la poursuite de l’accompagnement des jeunes issu·e·s de la protection de l’enfance à leur majorité.
L’étude modélise trois trajectoire possibles pour un même jeune.
Paul est un personnage fictif. Mais ses trajectoires sont construites à partir des données statistiques nationales, de travaux de recherches et de rapports institutionnels. Elles reflètent des situations bien réelles.
Vie 1 : Une sortie brutale à 18 ans
Sans accompagnement structuré, Paul enchaîne les ruptures : instabilité résidentielle, chômage, précarité durable, recours accru aux dispositifs d’urgence.
Impact économique : – 119 000 € pour la collectivité sur l’ensemble de sa vie.
Le coût global (aides sociales, hébergement d’urgence, minima sociaux, dépenses de santé, etc.) dépasse les recettes fiscales et sociales générées par son activité.
Vie 2 : Un accompagnement sécurisé jusqu’à 23 ans
Paul bénéficie d’un accompagnement jeune majeur lui permettant de poursuivre sa formation et d’entrer progressivement dans l’emploi.
Impact économique : + 459 724 € pour la collectivité sur l’ensemble de sa vie
Un investissement public plus important à court terme, mais compensé par une insertion durable et des contributions fiscales accrues sur le long terme.
Vie 3 : Un accompagnement jusqu’à une autonomie consolidée (25 ans)
Dans ce scénario, Paul est accompagné dans la durée, jusqu’à la stabilisation de son emploi et de son logement.
Impact économique : + 1 794 324 € pour la collectivité sur l’ensemble de sa vie
Ce scénario démontre que plus l’accompagnement est structurant et prolongé, plus les gains sociaux et économiques sont importants.
Changer de regard : du coût à l’investissement
Les débats publics se focalisent souvent sur le coût immédiat de l’accompagnement des jeunes majeur·e·s.
L’étude Les vies de Paul montre qu’une sortie brutale à 18 ans engendre des coûts humains, sociaux et financiers durables, bien supérieurs à ceux d’un accompagnement prolongé.
Autrement dit : ne pas accompagner coûte plus cher que d’accompagner.
À lire : La synthèse illustrée de l’étude Les vies de Paul
À lire : L’étude complète Les vies de Paul

